|
PRODUITS DU CAMEROUN
1- L'agriculture Le secteur agricole occupe une place preponderante dans l'economie. Il a constitue, et devra constituer encore pour longtemps la base du developpement du pays, grace a sa contribution a l'emploi (80 % de la population active) et aux recettes d'exportations (plus de 40 % ).
a cote des produits traditionnels d'exportation (cacao, cafe, coton, the, banane, caoutchouc naturel, huile de palme, tabac), se developpent les produits du secteur vivrier, notamment le haricot vert, l'ananas, le manioc, le plantain, la patate douce, la tomate, l'igname, la pomme de terre, le soja, l'arachide, la papaye, la mangue, la goyave, l'avocat, le mil, le sorgho, l'oignon, les pistaches ou graines de courge.
Le developpement de la production de cette derniere categorie de produits est uniquement tributaire de l'existence de marches exterieurs solvables.
1.1- Cacao
Sa production est estimee a 125.000 tonnes a l'issue de la campagne 1994/1995. Elle est partiellement transformee localement en beurre, en poudre de cacao, et en chocolat.
1.2- Cafe
Le Cameroun produit aussi bien du cafe robusta que du cafe arabica. La production cafeiere totale s'eleve a environ 70.000 tonnes. Une partie de cette production est transformee localement sous forme de cafe torrefie ou moulu.
1.3- Banane
Le succes enregistre dans la restructuration de cette filiere fait aujourd'hui de la banane, le premier produit d'exportation d'origine agricole. Sa production actuelle se situe autour de 230 000 tonnes. Elle est assuree aussi bien par les entreprises agro-industrielles du secteur public et du secteur prive, que par les plantations villageoises.
1.4- Coton
Il constitue avec le mais les seules cultures industrielles de la partie septentrionale du Cameroun. Sa production atteint environ 125 000 tonnes de coton-graine, transforme localement en coton-fibre, en huile et en tourteau. Une partie du coton-fibre ainsi produit est destinee aux unites locales de filature et de tissage.
1.5- Huile de palme
Sa production annuelle depasse les 100 000 tonnes. Elle est assuree principalement par cinq (5) unites agro-industrielles relevant aussi bien du secteur public que du secteur prive, et qui encadrent des exploitations villageoises.
Cette filiere enregistre une forte valeur ajoutee qui va s'ameliorant au fur et a mesure que s'installent des unites de transformation de l'huile de palme brute (raffineries, savonneries).
1.6- Sucre
La canne a sucre dont est cultivée par deux unités agro-industrielles des secteurs publics et para-public qui la transforme en sucre raffiné (75 000 tonnes). Des potentialités existent qui, exploitées, permettraient l’accroissement du niveau actuel de production.
1.7- Caoutchouc naturel
La production annuelle dépasse les 50 000 tonnes, dont plus de 90 % des plantations relèvent du secteur étatique.
1.8- Horticulture
Le Projet de Diversification des Exportations Agricoles (PDEA), implanté depuis 1992, favorise le développement des exportations des produits non traditionnels ; ananas, haricots verts, fleurs, arachide, gomme arabique, haricot sec, oignons, sésame, vivres africains.
1.9- Forêt
Elle occupe la partie méridionale du pays, et couvre 47 % de la superficie totale, soit 22 millions d’hectares. 1.506.705 m3 de bois brut et 316.713 m3 de bois sciés ont été exportés en 1997.
L’exploitation forestière prend en compte le besoin de protection de l’environnement : les projets d’aménagement des forêts, et le programme de régénération forestière procèdent de ce souci.
Beaucoup d’essences sont exploitées qui comptent parmi les plus précieuses : Bubinga, Sapelli, Acajou; Ayous; Bété, Padouck, Fraké, Ebène, Bongossi, Moabi, Sipo, Azobé, Iroko, Movingui.
La forêt recèle également de précieuses plantes médicinales dont une infime partie est transformée localement, ainsi que des espèces giboyeuses diversifiées qui constituent un appoint appréciable à l’élevage et à la pêche pour l’alimentation de la population en protéines animales.
2- LA PECHE
L’ouverture du Cameroun sur l’Océan Atlantique et son réseau hydrographique favorisent la pratique de la pêche maritime et de la pêche continentale. Les espèces les plus exploitées sont les crustacés, notamment les crevettes, certains poissons comme le capitaine, la carpe, le rouget, le tarpon, le bar, la sole.
La production ne couvre que partiellement la demande intérieure. A titre d’exemple, environ 40.000 tonnes de poissons ont été importées en 1994.
3- L’ELEVAGE
Il se pratique surtout dans le nord, l’Est et l’Ouest du pays avec environ 5.000.000 de têtes de bovins, 1,5 millions d’ovins, et 3 millions de caprins. Le petit élevage se développe de plus en plus à travers tout le territoire, et surtout autour des grands centres urbains
Les efforts déployés en matière de protection zootechnique et d’amélioration des espèces sont de nature à favoriser un accroissement du cheptel existant, de manière à couvrir toute la demande intérieure et à exporter le surplus.
4- LES RESSOURCES ENERGETIQUES
4.1- Le pétrole et le gaz naturel
Le pétrole constitue la première richesse minière exploitée du pays, classé parmi les producteurs moyens en Afrique, par rapport à l’Afrique du Nord, au Nigeria, à l’Angola ou encore au Gabon.
Jusqu’en 1993, le Cameroun a dû le solde positif de sa balance commerciale au pétrole. Les quantités exportées au titre de l’année 1994 se sont élevées à plus de 5,5 millions de tonnes.
Par la redynamisation de l’exploration pétrolière, le Cameroun entend renverser la tendance baissière de sa production pétrolière.
Des réserves de gaz naturel ont ainsi été localisées à LOLABE, au large de Kribi.
4.2- Ressources hydrauliques
Le Cameroun dispose d’un potentiel en hydroélectricité de 55,2 GW pour un productible de 294 TWH par an, qui en fait le second potentiel hydroélectrique en Afrique après la République démocratique du Congo.
5- RESSOURCES MINIERES
Elles sont diversifiées, et leurs réserves sont pour la plupart généralement modestes, à l’exception de la bauxite.
5.1- La bauxite
Les réserves sont estimées à 1 million de tonnes à MINIM-MARTAP, dans le massif de l’Adamaoua.
5.2- Le fer
Le gisement de Kribi, sur la Côte atlantique est estimée à 300 millions de tonnes de minerai titrant 30 à 45 % de fer. Sa proximité avec les réserves de gaz devrait en faciliter l’exploitation.
Le gisement de Mballam, sur la frontière Congolaise, est estimée à 220 millions de tonnes de minerai riche titrant plus de 60% de fer, et 587 millions de tonnes de minerai pauvre titrant 30 à 40 % de fer.
5.3- Rutile
Les gisements alluvionnaires d’Akonolinga et Nanga-Eboko contiennent des réserves de l’ordre de 3 millions tonnes de minerai titrant plus de 95% Ti 02.
5.4- Nickel et cobalt
Un complexe de 4 massifs ultrabasiques à l’Est de Lomié (Province de l’Est) a montré l’existence de 88 millions de tonnes de minerai d’une teneur de 0,22 à 0,24 % en Co et 95 millions de tonnes de minerai d’une teneur de 0,95 à 1.00 % Ni.
5.5- L’or
L’or est artisanalement exploité dans le Nord et l’Est du territoire; sa production annuelle est estimée à environ 1.000 kgs.
5.6- Le calcaire et le marbre
Ils sont exploités dans le Nord du pays (Figuil) avec des productions respectives mensuelles de 48.000 m3 et 4000 tonnes.
5.7- La pouzzolane
155 000 à 170 000 m3 de pouzzolane sont extraits annuellement de la zone de Mbanga (Littoral) pour alimenter l’industrie cimentière.
5.8- Les sables silicieux
Ils sont produits dans la région littorale et utilisés dans l’industrie du verre. La production annuelle est de 5.000 m3 l’an.
6- L’INDUSTRIE
L’industrie manufacturière qui avait pour vocation de se substituer aux importations dans les années 60 cède de plus en plus la place à une industrie plus intégrée, basée sur la valorisation des matières premières locales ou importées.
6.1- Secteur agro-alimentaire
C’est le secteur d’intégration par excellence. Hormis la farine de froment obtenue à partir du blé importé, les unités industrielles opérant dans ce secteur font généralement partie des complexes agro-industriels.
Les principaux produits ci-après en sont issus : l’huile de palme brute et raffinée, l’huile de coton raffinée, l’huile de maïs, le sucre raffiné de canne, le thé en infusion, les cuirs tannés, le café moulu, le chocolat, le beurre et la poudre de cacao, des jus de fruits, les cigarettes, les pâtes alimentaires, les liqueurs, les produits laitiers, les farines, la provende et autres préparations alimentaires.
6.2- Secteur chimique
Les savonneries occupent une place de choix dans ce secteur. A côté du savon de ménage et autres détergents, le Cameroun produit du ciment hydraulique, des peintures et vernis, des sacs en éthylène, polyéthylène et polypropylène, des emballages en papier et plastiques, des parfums et eaux de toilette, des produits de beauté et de maquillage, des piles électriques, des allumettes, des insecticides, des fongicides.
6.3- Secteur métallurgique
En dépit de l’existence d’importantes réserves de bauxite et de fer, l’industrie métallurgique camerounaise transforme encore la matière première importée. Les unités industrielles installées transforment :
1°) l’alumine en aluminium brut en feuille d’aluminium, puis en tôle destinée à la construction, ou en ustensiles de cuisine ;
2°) l’acier importé en fer à béton, et en feuilles destinées aux constructions métallurgiques et aux unités de façonnage.
6.4- Secteur minier et énergétique
Qu’il s’agisse du pétrole, de l’électricité ou de l’eau, la production dans ce secteur reste essentiellement le fait des entreprises publiques.
5,55 millions de tonnes de pétrole brut en moyenne sont produites par an, tandis que la capacité hydroélectrique installée est évaluée à 720 MW pour une production énergétique de 2 557 WH, soit 10 % de l’énergie électrique totale produite.
La capacité globale de production d’eau potable de la société nationale des eaux est estimée à 435 000 m3 par jour. Deux unités industrielles privées produisent de l’eau minérale, captée à partir des nappes souterraines.
6.5- Secteur textile
Des unités de filature, de tissage, de teinture et de confection transforment partiellement le coton-fibre produit localement. Les unités de confection sont encore de taille modeste.
6.6- Secteur forestier
Le déroulé de bois, le contre-plaqué, et le bois scié constituent les principaux produits obtenus à partir du bois. La fabrication des meubles et autres ouvrages (caisses, carrosseries) demeure artisanale d’une manière générale.
Quant aux plantes médicinales, leur transformation locale reste rudimentaire : une seule entreprise industrielle opère actuellement dans le secteur.
6.7- Secteur de l’élevage et de la pêche
Deux abattoirs modernes sont installés à Yaoundé et Douala. Mais, l’abattage traditionnel occupe encore une place importante.
La viande produite est essentiellement destinée au marché local, tandis que les peaux sont, soit exportées en l’état, soit transformées dans les tanneries artisanales et industrielles localisées dans quelques centres urbains.
La production locale de poisson demeure limitée par rapport aux besoins. Cependant, quelques produits font l’objet d’exportations par des sociétés de pêche industrielle existantes, notamment les crevettes.
6.8- Secteur manufacturier et autres
S’y recrutent les unités de montage et d’assemblage des équipements, ou de formulation des produits. L’on peut citer, les produits phytosanitaires, les motocyclettes, bicyclettes, remorques, les appareils électroménagers et électroniques, l’outillage agricole, les produits en papier façonnés ou découpés.
7- LE TOURISME
La diversité constitue, aux yeux des professionnels du voyage et des touristes, la caractéristique dominante du produit touristique camerounais. C’est à cette diversité que le Cameroun doit son surnom d’« Afrique en miniature ».
L’infrastructure hôtelière existant est à même de satisfaire toutes les attentes du visiteur, compte tenu de sa diversité et de son implantation sur le territoire national.
Elle intègre en effet des établissements de classe internationale, dont certains sont gérés par des chaînes de réputation mondiale.
Les agences de voyage dont le réseau se renforce de plus en plus, assurent un rôle de relais appréciable.
7.1- Tourisme culturel
Le Cameroun tire la richesse de sa culture d’une extraordinaire diversité ethnique (plus de 200 ethnies). Cette culture se traduit dans l’art de vivre, les traditions, le folklore et l’artisanat de ses populations.
Du Nord au Sud, l’habitat traditionnel caractérise chaque groupe ethnique. De la case rectangulaire au toit de raphia de la forêt, à la case «OBUS» des Mousgoum des bords du Logone dans l’Extrême-Nord, en passant par la grande case Bamiléké au toit couvert de chaume, le touriste peut admirer une multitude d’habitations plus pittoresques les unes que les autres, notamment dans le Nord.
Les chefferies traditionnelles sont garantes de la préservation des valeurs culturelles dont la richesse se mesure à la diversité des cérémonies initiatiques, ou des festivités rituelles et commémoratives pour le bonheur des touristes.
l’Ensemble National composé d’un orchestre, d’une troupe d’art dramatique et d’un ballet, contribue à la promotion de la culture camerounaise tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il est placé sous la tutelle du ministère chargé de la culture.
7.2- Tourisme balnéaire
Le littoral camerounais est une région propice au tourisme balnéaire. En longeant la côte, le visiteur découvre de belles plages de sable fin, jaune et gris, parsemées de cocotiers.
KRIBI avec sa plage de LONDJI est un lieu de vacance rêvé où la splendeur et le charme de la forêt équatoriale, la majesté de l’océan se mêlent à l’amabilité et à l’hospitalité de la population pour procurer au touriste les conditions d’un séjour inoubliable. A 80 km de DOUALA, LIMBE, ville pittoresque qui a conservé son style britannique, est également propice au touriste balnéaire.
7.3- Tourisme cynégétique
Les adeptes du tourisme cynégétique sont invités à visiter le Nord-Cameroun, où se trouve réunie, par un miracle de la création, une faune d’une rare variété. WAZA est une localité célèbre par son parc national le plus riche, sinon le plus spectaculaire d’Afrique Francophone. On y rencontre presque les échantillons de la faune africaine : lions, girafes, éléphants, cops de bouffon tous, autruches, damalisques, guépards, canards sauvages, etc. D’autres parcs existent toujours dans la partie septentrionale du pays et dont la population faunique complète celle de Waza. Il s’agit des parcs nationaux de KALAMA-LOUE, BOUBANDJIDAH, BENOUE et FARO.
Autour de certains de ces parcs nationaux sont aménagés des zones d’intérêt cynégétique dotées de campements où les amateurs de la chasse trouvent, les conditions pour un séjour agréable.
7.4- L’éco-tourisme
Avec 14 parcs nationaux et des réserves naturelles, dont deux sont classées patrimoine de l’humanité en forêt équatoriale, à savoir, le parc national de Korup, vieux de plus de 3 millions d’années, et la réserve du Dja, le Cameroun développe progressivement un tourisme soucieux de la préservation des milieux naturels, en même temps que des valeurs culturelles et du développement économique du pays.
Welcome to Africa in miniature
(Sources Ministère du Développement Industriel et Commercial)
pour tout contact :
autres liens
My Links |